Portraits de simplicitaires

cameraNous vous avons demandé de nous parler de vous, de nous dire comment vous viviez la simplicité et ce qu’elle vous apportait.  Voici vos réponses.

Crédit photo : Gary Tamin  – Freeimages.com

 

 


Je suis une Lavalloise de 55 ans, travailleuse autonome travaillant de chez moi.

La simplicité dans mon quotidien

La simplicité pour moi est d’abord un état d’esprit. J’ai de la gratitude pour les biens matériels que je possède déjà (mais sans m’y attacher outre mesure) et j’ai surtout de la gratitude pour ma bonne santé, ma vie sociale, ma famille, mes amis…
C’est aussi d’apprécier les loisirs simples et souvent peu coûteux (la lecture, les jeux de société, une randonnée en plein air, une soirée entre amis, un bon film, le jardinage….)
Ma simplicité c’est aussi de regarder du côté du « seconde main » lorsque j’ai absolument besoin de quelque chose.
C’est de développer mon imagination, ma créativité si j’ai besoin d’un nouveau bien plutôt que de courir automatiquement vers un commerce.
C’est prendre soin de nous en cuisinant un peu plus de bons aliments.
C’est faire plus souvent ce dont j’ai envie plutôt que ce que je dois faire.
C’est aussi (beaucoup) de prendre soin de la Terre qui souffre de plus en plus de notre présence.

Ce que la simplicité m’apporte

Cela m’apporte en tout premier lieu une situation financière libre de dettes.
De belles rencontres et de nouvelles amitiés avec des gens ayant des valeurs semblables aux miennes.
J’y trouve aussi une grande paix d’esprit
Je suis plus souvent souriante et j’apprécie davantage mon quotidien car je ne cours pas sans cesse.

Diane


Je suis un homme de 28 ans, j’habite à Montréal et mène présentement des études de doctorat en psychologie à l’UQAM.

La simplicité dans mon quotidien

Voici comment je pratique la simplicité volontaire depuis les derniers mois :

  • En vivant dans une communauté intentionnelle en grande ville (Montréal)
  • En achetant très peu de choses, incluant la nourriture (car nous pratiquons beaucoup le dumpster diving)
  • Un soir par semaine, chacun de mes colocataires fait un repas pour tous les autres colocataires. Ce partage de nourriture nous permet de faire beaucoup de lunch et de repas commun, donc moins d’achats et de restaurants
  • Je ne bois pas de café, très peu d’alcool, pas de tabac
  • Je fais mes achats de vêtement seulement dans les brocantes ou bien je les échange à Troc tes trucs
  • Je suis constamment sur Kijiji
  • Je me contente de très peu de chose.

Ce que la simplicité m’apporte

  • Plus de temps, car j’ai moins besoin de travailler
  • Plus d’autonomie
  • Je mange mieux
  • J’ai une routine de vie qui est saine et qui me convient
  • Je me sens en santé physique et mentale.

Jérémie


Je pratique la s.v. depuis quelques années. Je réside dans la région de Québec, travaille pour le gouvernement fédéral et suis dans la cinquantaine.

Ma simplicité volontaire est assez simple… je vis dans l’abondance grâce aux faits que je recycle mes biens, cuisine presque tout, jardine, suis une consommatrice avertie et me demande très souvent « en ai-je vraiment besoin? ».

J’aime la vie simplement, en appréciant le fait de vivre et non de posséder. Lors de mes achats, je magasine afin de dénicher ce qui me durera le plus longtemps possible (au lieu de jeter) et le plus près possible de chez moi.

Ann


Je suis une Gatinoise de 45 ans. Je travaille avec les adolescents dans une école secondaire. Je leur prépare des expériences scientifiques ou technologiques.

Je pratique la simplicité volontaire depuis que mes filles sont toutes jeunes. Elles ont maintenant 19 et 23 ans.

Ce n’est pas toujours facile de faire comprendre aux autres ce qui me motive à aller toujours plus vers la simplicité volontaire et à ne pas être vue en moralisatrice/casseuse de fun quand je dis ce que je ferais comme simplicitaire dans telle ou telle occasion.

La simplicité volontaire selon moi apporte du contentement, du temps libre, la possibilité de vivre bien mieux avec moins. Moins de choses, moins d’attentes, moins de responsabilités, moins de tracas, moins de besoins financiers…

Il y a plusieurs aspects possibles à la simplicité volontaire. On évolue à notre rythme… en changeant de paradigme. Un ou une simplicitaire est créatif: il voit en dehors du cadre connu pour trouver des solutions sans acheter ou en réutilisant la matière à laquelle il a accès sans passer par du magasinage.
Je suis créative en revalorisant une planche à repasser brisée (trouvée dans la poubelle de mon voisin un beau dimanche soir!) en support à concombres dans le jardin. Une ou un simplicitaire est facile à contenter: il a peu d’attente et elles sont réalistes. Tu aimes les spectacles en plein air, assis par terre, tout autant (sinon plus!) qu’un billet pour le spectacle de X à Las Vegas.

Un ou une simplicitaire est attentif aux autres: il prend du temps pour être et vivre plus lentement.
Par exemple, nous avons préparé le jardin d’un collègue de travail devenu invalide.

Une ou un simplicitaire met la personne en priorité avant les choses dans son échelle de valeur.
Il a envie de magasiner pour un nouvel ordinateur, mais son jeune fils et ses amis aimeraient beaucoup jouer au baseball au parc. Il aura donc un excellent après-midi, sans casse-tête, sans trafic, avec de la limonade et des rires plein les oreilles!

Marie-France


La simplicité dans mon quotidien

Je refuse les sacs d’emballage et incite les autres à faire de même.
Je ramasse les légumes bio rejetés à mon emploi et les distribue aux proches.
On échange des vêtements entre amis et famille de tous âges.
Nous avons des sacs pleins d’épicerie pour 5$ une fois par semaine à Ripon,
par un homme qui recueille les aliments gratuitement dans la région (légumes, produits laitiers, boulangerie, fruits et autres).
J’essaie de ne plus magasiner… le moins possible.
Je planifie diminuer mes dettes pour cesser de renflouer les banques.
Je participe aux groupe de Gatineau.
Nous faisons des corvées gratuites pour aider les gens.
On échange des travaux avec nos proches et amis…
J’ai barré mon compteur d’Hydro pour éviter de changer un appareil qui est bon pour longtemps.
J’essaie de co-voiturer le plus possible et d’inciter les gens à le faire
Je participe à l’Alliance alimentaire et à la Coop Place du Marché de la Petite-Nation
Je n’ai plus la télé et choisis mes émissions et films sur internet
Je me pose des questions quant à la consommation… la surconsommation et tout le matériel qu’on accumule et qu’on jette. J’en discute autour de moi.
Je mute les publicités; je refuse les pubs sur papier et j’échange sur le piège des pubs et le matérialisme. Je mets l’emphase sur l’humain, prendre le temps, ne pas s’endetter… l’entraide.

Doris


J’ai 27 ans, j’habite à Trois-Rivières, où je travaille dans un organisme communautaire, et suis d’origine française.

La simplicité volontaire, qu’est-ce que ça représente pour moi? Une évidence. Malheureusement pour moi, il semblerait que cette évidence ne soit pas partagée par grand-monde. Pour citer une personne qui manie, à n’en pas douter, mieux la plume que moi, je reste persuadée que « ce qui est déjà évident pour quelques uns sautera tout à coup aux yeux du grand nombre: l’organisation de l’économie tout entière en vue du mieux-être est l’obstacle majeur au bien-être» (Ivan Illitch).

La simplicité volontaire, j’en ai fait un style de vie: j’achète un panier de légumes, je fais le plein de légumes secs en vrac, je n’ai pas d’auto, ma plus grosse possession est un vélo. Je l’admets, je prends l’avion plus que ma philosophie le recommanderait. Pour pouvoir m’entendre et me laisser le temps de penser, je n’ai ni télé, ni Wifi chez moi.

Parce que ma démarche est également citoyenne. On me parle de simplicité volontaire, je voudrais répondre décroissance, son pendant politique, qui, pour moi, cherche également à décoloniser nos têtes de la logique capitaliste néolibérale. Mais ce n’est pas là le sujet (même s’il aurait toute sa place à cette table).

Ainsi, la simplicité volontaire m’apporte du sens. Ça prend de déconstruire certaines pensées. C’est de la cohérence entre mes pensées et mes actes, même si c’est pas toujours évident. Des fois, je me sens vraiment libérée de certaines pressions qu’on s’auto-administre sans même s’en rendre compte. Le flic dans la tête. Je pense par exemple à cette obligation qu’on s’inflige d’être joignable en tout temps, en tout lieu, tellement, qu’on en a peur d’être juste avec soi-même. J’ai appris à apprivoiser ces moments là, et même à les apprécier. Plus je prends du temps pour moi, plus j’ai l’impression de manquer de temps pour moi! J’ai repensé mes façons de m’occuper et ai fait des «corvées» un plaisir: n’ayant ni internet, ni laveuse à la maison, j’ai fait de la lessive une activité hebdomadaire agréable: un café et un peu de temps à surfer sur le Net pendant que mon linge se lave.
Le qualificatif ne me dérange pas donc. Et puis, je ne suis pas sûre d’être moins heureuse que vous. Je ne prétendrais pas être plus heureuse que vous, il faut admettre que de remettre tout (ou presque) en question me plonge parfois dans des crises existentielles abyssales. C’est parfois fatigant d’avoir l’impression de toujours nager à contre-courant. Mais c’est cette réflexion radicale qui m’apporte du sens, justement. Radical, un mot qui dérive de racine…

Alice


Je suis un homme de 57 ans, vivant à Montréal (Ahuntsic), adjoint à la direction d’un OBNL montréalais.

Bien que j’aime mon travail, j’espère bien prendre ma retraite lorsque j’aurai l’âge légal de le faire. Donc, 65 ans pour le moment, à moins que Trudeau ne change d’idée ou que les conservateurs ne reprennent le pouvoir. Aussi, n’ayant jamais eu d’emploi dans une grosse boîte ou pour la fonction publique, je dois me bâtir un petit fonds de pension par moi-même, ce que je réussis assez bien depuis que j’occupe mon emploi actuel.

Ma façon de vivre, que j’hésiterais à appeler la simplicité volontaire mais probablement plus la simplicité acceptée (je travaillerais un peu plus que mon 25h/semaine à 26000$/an mais mon emploi actuel est difficile à combiner avec un autre à temps partiel), consiste à consacrer très peu de temps à magasiner, à ne pas faire tourner ma vie autour du travail, à avoir un petit train de vie (petit train va loin comme dit l’expression) mais à me garder du temps pour des choses qui m’intéressent vraiment et qui coûtent très peu d’argent: ornithologie, piano, dessin, peinture (aquarelle, à l’huile), lecture et un peu d’écriture. Pour revenir au magasinage, ça constitue non pas un loisir pour moi mais lorsque je cible certains besoins précis, j’y vais avec plaisir et essaie autant que possible de consommer éthique (bio, équitable, local, usagé plutôt que neuf, etc). Je ne vais pas dans les commerces simplement pour y passer le temps car je considère que j’ai bien d’autres choses à faire. Pour donner un exemple parmi tant d’autres de ma façon de fonctionner, grand cycliste devant l’éternel, mes 2 vélos (un hybride pour la ville et un cyclotourisme pour les longues randonnées) sont de très bons vélos et viennent de Kijiji. Aussi, lorsque je me suis départi de mes anciens vélos ou d’accessoires de vélo, j’ai utilisé ce service, cela pour plusieurs raisons: éviter l’accumulation (il rentre un objet, il en sort généralement un autre), diminuer le coût et faire bénéficier à quelqu’un d’autre d’un objet qui peut lui être encore très utile.

Aussi, comme j’ai une conscience écologique et sociale aigüe, mes choix de vie tiennent beaucoup compte de ces facteurs. Par exemple, j’utilise majoritairement le vélo pour me déplacer à travers la ville ainsi que comme loisir, en faisant des longues randonnées d’une ou de plusieurs journées. Je me déplace aussi en Communauto, surtout pour aller à l’extérieur de la ville, ainsi qu’en transport en commun pour les mois de neige au sol, soit une partie de décembre, janvier, février et environ jusqu’à la mi-mars. Aussi, ma blonde et moi cuisinons beaucoup et mangeons une alimentation que je n’hésiterais pas à dire équilibrée: pas beaucoup de viande, des légumes d’un panier bio 20 semaines/an, des fruits.

Finalement, cette façon de vivre pas très stressante m’apporte un sentiment de cohérence car je ne me sens pas en contradiction avec ma conscience. Ainsi, je sens que je fais ma part pour réduire le problème des changements climatiques en utilisant un cocktail transport (vélo, métro, Communauto) plutôt que de dépendre d’une auto pour tous mes déplacements et de chiâler qu’il n’y a pas assez de stationnement. De plus, je ne vis pas dans cette insatisfaction permanente si chère au système capitaliste consistant à n’être jamais satisfait de ce que l’on a et à toujours vouloir remplacer nos biens par de nouveaux. Je suis bien avec mes biens (un nouveau slogan?) et par conséquent, je les garde longtemps. Quant à moi cette satisfaction vaut de l’or. Bien entendu, quand on consomme peu, à moins de gagner le salaire minimum (j’ai un taux horaire pas mal plus intéressant), on se retrouve avec une certaine marge de manoeuvre. Par conséquent, ma simplicité plutôt bien acceptée m’a amené à n’avoir aucune dette et à m’assurer d’un bon coussin financier.

Alain


J’ai 30 ans et je vis avec ma femme et mes trois enfants à Contrecoeur. Nous vivons là depuis quelques mois et constatons à quel point cette ville est magnifique. C’est un peu ce qui nous a poussé à emprunter la voie de la simplicité.

En fait, nous voulons passer plus de temps avec nos enfants en travaillant moins. Il y a aussi la cause environnementale qui nous tient à coeur, qui nous porte à cuisiner plus et acheter des produits de façon responsable, et nous y travaillons pour l’avenir de nos enfants. Nous avons encore beaucoup à faire pour atteindre notre objectif car nous devons changer notre mode de vie presque au complet. Mais lorsque nous regardons les belles choses que la nature nous offre, et quand nous regardons nos enfants, nous savons que ça en vaut la peine.

Un simplicitaire en devenir avec toute sa famille.

Marc


J’ai 28 ans. D’origine française, j’habite à Montréal depuis 2011 dans le quartier de la Petite Italie. Je suis en doctorat en communication à l’UQAM et je fais une thèse sur les universités alternatives. Le doctorat prend la majeure partie de mon temps, mais je fais tout mon possible pour vivre simplement.

Je pratique la simplicité en étant vegan et en consommant des produits locaux et biologiques pour me nourrir et me vêtir. Je fréquente très peu les restaurants et les cafés et je privilégie plutôt les petites boites à lunch fait maison.

Je ne me fais plus « envie » et lorsque je ne travaille pas, je pratique le yoga, la danse et m’engage en tant que bénévole dans des organismes responsables pour les encourager et participer moi-même à des initiatives innovantes.
Personne n’est parfait alors si l’envie me prend de faire du lèche-vitrine, je choisis des boutiques qui vendent des produits locaux et artisanaux réalisés sans produits chimiques et de façon éthique.
La seule chose pour l’instant que je n’arrive pas à faire s’est arrêté d’acheter des livres… alors je privilégie les ouvrages d’occasion et les librairies indépendantes.
J’ai compris que je n’ai pas besoin de 10 paires de pantalons et 20 chandails. J’ai réorganisé ma garde-robe pour me limiter à quelques pièces de qualité, qui sont durables.

Ce que la simplicité m’apporte

Je suis beaucoup plus en accord avec moi-même. Je culpabilise beaucoup moins et je sens que je fais les bons choix.

Soyons honnête ça apporte aussi quelques contraintes: se préparer sa nourriture, « tenir bon »… il faut parfois se faire violence pour que le « naturel » ne revienne pas au galop. Quand les semaines sont chargées, que je n’ai plus le temps de respirer, je m’accroche au mal que je ne fais pas à la planète et ça m’aide à avancer. Je me rappelle aussi à quel point je suis chanceuse d’avoir la liberté de faire ce pas vers la simplicité.

Changer mon mode de vie m’a aussi mise en colère vis-à-vis de ceux qui ne changent pas. Ça m’a emmenée à m’engager, à éduquer mes ami.e.s, ma famille et mes voisins. Mais la colère ne mène nulle part… j’apprends alors progressivement à m’en débarrasser pour éviter le ton moralisateur que j’avais l’habitude d’avoir: j’explique sans violence qu’aujourd’hui changer nos pratiques est une nécessité et j’essaye de laisser chacun évoluer à son rythme. Je cultive la patience.

Sophie


Je suis un homme, père de cinq enfants et grand-père à ce jour de trois-petits enfants, à deux mois de franchir le cap des 65 ans. J’assume une charge de cours en psychologie du vieillissement à l’UQAM depuis une époque où j’étais loin de m’inclure dans le groupe des aînés. J’ai été clinicien puis travailleur autonome dans le secteur de la santé et des services sociaux pendant 39 ans.

Je suis présentement en réorientation professionnelle pour faire de cet espace, qu’on nomme retraite, un autre lieu de croissance. Je m’investis dans l’élaboration d’une offre de service consistant à accompagner les personnes dans la production d’un témoignage vivant à laisser en héritage à ceux et celles qu’elles aiment dans l’esprit d’un amour paisible. Une démarche bienveillante centrée sur l’essentiel que j’ai nommée Legs de vie. Cette orientation s’est manifestée à l’esprit et au coeur dans le cadre d’un coaching professionnel en simplicité volontaire offert généreusement par une des membres de votre Association, Joanne Mantha.

Cette orientation de ma nouvelle offre de service vise à maintenir vivant et à partager les fruits d’une année sabbatique que j’ai vécue en 2013-14 où j’ai fait le tour du monde pendant 12 mois en sac à dos. Je l’ai introduit par le Chemin de Compostelle pour faire l’apprentissage de la lenteur. Une expérience de grande simplicité, d’ouverture, de riches rencontres et d’instants que j’aime qualifier de portions d’éternité. J’en ai retiré beaucoup de gratitude et un désir de poursuivre un engagement guidé par l’essentiel, à donner au suivant.

Trois ans après mon retour à la sédentarité, je continue avec vigilance à simplifier et à alléger mon style de vie, me dépouillant encore d’objets inutiles, portant très souvent les mêmes vêtements, magasinant presque jamais… La voiture va y passer à l’été 2018, privilégiant les transports en commun ou partagés, le vélo et la marche.

Le contact avec la nature m’est aussi une source profondément inspirante au quotidien. Se nourrir de l’émerveillement de l’enfant avec une conscience lucide résultant d’une histoire de vie.
Voici simplement, et en bref, ma façon de vivre volontairement et simplement ma vie avec grande satisfaction.

Guy


J’ai 41 ans et j’habite à Gatineau.  Je suis formatrice auprès des nouveaux arrivants.

Je pratique la SV de diverses façons : en étant consciente de mes choix; en faisant attention à l’environnement; en consommant moins et selon ce dont j’ai besoin et la plupart de temps de seconde main; je consomme le moins de viande possible; en participant à l’occasion à un groupe de SV dans ma région; en vivant le moment présent et en mettant l’emphase sur les relations et non les consommations; en ne travaillant pas trop …
La SV m’apporte un bien-être, une légèreté et un retour vers l’essentiel qui fait du bien.

Nathalie


Je suis un homme de 57 ans, de Montréal. J’ai toujours vécu assez sobrement. Dans ma vie quotidienne, j’essaie d’avoir une empreinte écologique la plus légère possible. Je n’ai pas de voiture, je mange rarement de la viande, je ne prends pas l’avion, je limite mes achats à l’essentiel. Je m’efforce d’appliquer les 4 « R » : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler.

Mes besoins étant plutôt raisonnables, j’ai pu pratiquement toute ma vie travailler à temps partiel, ce qui m’a laissé du temps pour faire des choses que j’aimais, que je jugeais importantes, comme être avec mes enfants et m’impliquer comme bénévoles dans des causes qui me tiennent à coeur. Le temps est à mes yeux notre bien le plus précieux, et la simplicité volontaire, en me libérant en partie du travail salarié, m’a permis d’en avoir plus à moi. C’est là, en ce qui me concerne, l’un de ses plus grands bénéfices, l’autre étant qu’elle m’a permis de vivre en marge de la société de surconsommation dont les effets pour notre planète sont de plus en plus néfastes.

Aujourd’hui, je pense que face aux crises sociales, économiques et environnementales qui nous menacent en raison de notre consommation effrénée des ressources limitées de notre planète, nous devons tous vivre plus simplement. La transition sera plus facile si nous l’entreprenons volontairement et maintenant que si nous attendons que les circonstances nous l’imposent brutalement.

Jean-François


Je demeure à St-Guillaume près de Drummondville

Je pratique la simplicité volontaire par la restauration et réparation de choses qui peuvent l’être.
Il y a beaucoup de choses utiles qui sont jetées chaque jour. Je me valorise beaucoup à utiliser ce style de vie.

Daniel

 

S.v.p. commenter sous votre vrai nom.

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